Agnès Martin-Lugand – Désolée, je suis attendue

Titre original : Désolée, je suis attendue

Mon appréciation : 3,5/10

Après « Entre mes mains le bonheur se faufile », « Désolée, je suis attendue » était une immense déception.

 

L’intrigue :

Yaël, jeune étudiante insouciante et fêtarde, se voit proposer un travail au sein d’une agence d’interprètes, et ce au moment où l’un de ses amis, Marc, disparaît sans laisser la moindre trace.

Dix ans passent, le groupe d’ami, réduit à cinq depuis la disparition de Marc, est resté uni. Mais certainement pas grâce à Yaël, qui est devenue une véritable « workaholic » dont la vie ne tourne qu’autour de l’agence, ses rendez-vous et ses résultats parfaits. Sa vie privée est inexistante et même sa garde-robe et millimétrée pour être efficace pour son travail.

Le retour soudain de Marc fera trembler les fondements de sa vie…..

 

Mon appréciation :

L’écriture et le style de l’auteure sont très loin de s’être améliorés depuis « Entre mes mains le bonheur se faufile » ; une plume d’adolescente au vocabulaire réduit, qui tente de compenser son manque de « feeling » pour l’association des mots en se servant bien trop du langage parlé.  Lire la suite

Agnès Martin-Lugand – Entre mes mains le bonheur se faufile

Titre original : Entre mes mains le bonheur se faufile

Mon appréciation : 6,5/10

Ce merveilleux petit livre compense par sa douceur et son histoire simple mais efficace la facilité extrême du vocabulaire.

L’auteure nous prouve qu’on peut écrire un bon roman sans avoir nécessairement un « talent des mots » – comme certains chanteurs, tout aussi rares, ont parviennent à faire oublier leur manque de voix par leur talent d’interprétation.

 

Une histoire douce :

Iris, la trentaine, vit dans une petite ville de province. Elle est mariée à un médecin qui se tue au travail et rêve de fonder une famille pendant qu’Iris s’éteint chaque jour un peu plus dans cette vie qui ne lui ressemble pas et son boulot dans une banque.

Lorsque, lors d’un déjeuner de famille, elle apprend que ses parents l’ont volontairement privée de toute possibilité de réaliser son rêve – devenir couturière – elle explose.

Rapidement elle se rend à Paris pour suivre une formation privée pour toucher au moins du bout du doigt une petite partie de ce rêve.

Son talent éclate alors au grand jour et rapidement Iris virevolte entre les cocktails, vernissages et sa machine à coudre, toujours sous le regard protecteur de Marthe, la directrice de l’Atelier. Ce qui ne plaît pas nécessairement à son époux qui attend le retour de sa petite femme…

 

Mon appréciation :

C’est une histoire douce mais prenante. Comme je l’indiquais en tout début de ma chronique, « Entre mes mains le bonheur se faufile » est écrit en toute simplicité, les mots ne sont pas très recherchés, ce n’est donc certainement pas le vocabulaire et la combinaison des termes choisis avec grand soin qui font de ce petit roman un plaisir de lecture.  Lire la suite

Eden Lit

Guillaume Musso – Central Park

Titre original : Central Park

Mon appréciation : 6,5/10

L’intrigue :

« Central Park » commence de façon très intrigante : l’héroïne, Alice, capitaine de police à Paris, se réveille au lendemain d’une soirée entre filles aux Champs Elysées … à New-York, assise sur un banc dans Central Park. Ce n’est pas tout, elle se retrouve menottée à un étranger, sa chemise est tâchée de sang et un pistolet se retrouve en sa possession.

Que s’est-il passé ? Elle n’en garde aucun souvenir !  Lire la suite

Eden Lit

Agnès Ledig – Juste avant le bonheur

Titre original : Juste avant le bonheur

Mon appréciation : je ne souhaite pas en donner

Il s’agit d’une première : je ne souhaite pas donner une « note » à ce livre. Ce n’est pas que je ne peux pas ou qu’il s’agisse d’un grand classique intouchable. C’est le choc que j’ai reçu. Je ne m’attendais pas à cela. Ce qui parle en même temps pour ce roman, capable de provoquer des émotions aussi fortes.

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Pascal Marmet – Si tu savais…

Titre original : Si tu savais …

Mon appréciation : 7/10

Un petit roman tout en douceur, tendre même. Un livre à peine plus longue qu’une nouvelle (175 pages seulement) qui laisse pourtant un gout délicat – non, plutôt une senteur délicate qui flotte encore quelques instants dans l’air après la dernière page.

 

L’intrigue

L’histoire elle-même est simple et ce alors même qu’elle nous entraîne dans un domaine que nous ne connaissons pas vraiment (du moins le commun des mortels) : le travail des « nez », ceux qui créent les fragrances des parfums que nous retrouvons dans notre salle-de-bains.

Mais « Si tu savais … », c’est surtout une histoire d’amour, celle entre un homme pour lequel ne compte que le travail et une jeune caissière sans avenir.

C’est aussi l’histoire d’une jeune femme fragile et timide que son don extraordinaire conduira à Grasse, ville des parfums, ou elle découvrira ce qu’elle est et où elle s’ouvrira au monde.   Lire la suite

David Le Yaouang – Les damnés de Ceallach

Titre original : Les damnés de Ceallach

Mon appréciation : 7,5/10

Voilà un premier roman très réussi !

Je ne peux toutefois m’empêcher, avant de vous en parler, de faire une remarque liminaire, essentielle pourtant : contrairement à ce que mentionne la couverture, il ne s’agit PAS d’un roman policier.

Ce qui n’enlève en rien à l’atmosphère froide, à la violence sous-jacente et dense de ce livre !

« Les Damnés de Ceallach » commence en 1800, lors d’une tempête qui menace l’île de Ceallach. Nous nous trouvons dans une petite taverne, dans laquelle les habitués se sont regroupés alors que le vent s’acharne sur l’extérieur, battant la mer et les rochers avec une force terrifiante.

Un étranger entre. Pourtant, sur cette petite île, il n’y a pas d’étrangers, on ne s’y perd pas, on n’y fait pas de tourisme. On y vit et on y survit.

Très rapidement on comprend que le nouveau n’est pas si étranger que cela. Et le tenancier de la taverne est le premier à identifier Padraig, le fils de Tomàs MacNamara.

Dès que ce nom est lancé, l’ambiance de la taverne, déjà tendue, se refroidit d’un cran. Tous se tournent de façon menaçante vers le jeune homme. Car tous sont liés par un secret que Padraig est venu découvrir, celui de la mort de son père ! Pourquoi cet homme, marin émérite, pécheur expérimenté, est-il mort ? Que s’est-il passé ce soir de novembre 1788, alors qu’il a été contraint de quitter l’île avec sa mère alors qu’il n’était qu’un jeune garçon, espérant en vain que son père ne le rejoigne – père qu’il n’a jamais plus revu ?

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Dominique Marny – La Conquérante

Titre original : La Conquérante

Mon appréciation : 7,5/10

Un roman tout en douceur qui décrit pourtant la vie trépidante de son l’héroïne, Judith Fontange !

C’est un roman assez étonnant, puisque la première sensation que l’on a en se plongeant dans sa lecture est une trop grande facilité, on lit les pages comme on lisait, fut un temps, de l’Enid Blyton : l’héroïne n’a pas encore de couleurs, mais les pages tournent tout seul ; l’histoire est déroulée rapidement et sans accroc. Puis, ce roman qui semblait presque trop lisse, se transforme pour devenir une histoire convaincante !

 

L’intrigue

Nous nous trouvons à Paris, dans les années folles, l’armistice a été signé, les hommes reviennent sont démobilisés. La jeune Judith Fontange, confrontée à l’un des héros de guerre qui souhaitait l’épouser alors qu’elle n’en était pas éprise, a quitté la Touraine pour se rendre à Paris.

Elle emporte dans ses bagages l’amour d’une adolescente pour un autre héros de guerre, Eric Fournier, un jeune homme qu’elle avait rencontré alors qu’elle n’était qu’une très jeune fille et qu’elle espère, sans se l’avouer, retrouver à tout coin de rue.

Mais c’est Antoine qui croise sa route, un jeune homme sérieux et agréable qui l’encourage dans ses aspirations d’indépendance.    Lire la suite

Fabienne Jacobs – Corps

Titre original : Corps

Mon appréciation : 2/10

Je suis vraiment désolée de devoir attribuer une note aussi basse à un livre qui était si prometteur. « CORPS » était annoncé comme un ouvrage mettant en scène Monika, qui travaille dans un institut de beauté et recueille les confidences souvent personnelles de ses clientes, entrant ainsi dans leur intimité.

Quelle bonne idée ! Je m’attendais donc à entrer en contact avec la peau mais aussi avec l’esprit des clientes de Monika.

Et bien, non. Ce n’est pas le cas.

Je dois dire que le livre « Corps » n’a absolument pas tenu ses promesses, alors que l’idée était si séduisante.

Au lieu de suivre Monika dans ses relations avec ses clientes, nous sommes assommés par quelques histoires superficielles qui nous sont lancées sans finesse et sans fil conducteur – et ce alors que l’institut de beauté aurait pourtant constitué un excellent lien entre les récits.   Lire la suite

Henri Loevenbruck – L’Apothicaire

Titre original : L’Apothicaire

Mon appréciation : 8/10

Un roman qui nous propose une intrigue magnifiquement ficelée, conçue avec soin et amenée avec une finesse extrême. Le suspense et les révélations parfois stupéfiantes accroissent le plaisir de lecture de page en page.

L’intrigue elle-même mériterait un 10/10, avec ce suspense grandissant qui happe le lecteur le plus réticent.

S’il n’y avait … (tentative probablement totalement ratée de créer du suspense dans ce commentaire)

 

Parlons donc d’abord, comme d’habitude, de l’INTRIGUE :

J’ai tout simplement adoré cet aspect du roman ! L’idée de base, dès son point de départ, est imaginative et le cheminement que poursuivra l’apothicaire peut presque être appelé un chef d’œuvre.

Nous le rencontrons à Paris, en l’an 1313, l’apothicaire, qui porte le nom est Andreas Saint-Loup. Un homme au caractère fort, passionné par la science, les recherches. Sa curiosité le pousse souvent à des comportements presque blasphématoires pour l’époque, sa foi est inexistante alors même qu’il a grandi au sein d’un monastère, devant les portes duquel il a été abandonné alors qu’il n’était qu’un nourrisson.

L’époque est agitée, l’Inquisition effraye plus d’un, les complots politiques secouent le pays. Mais l’apothicaire ne s’en soucie pas, il vit sa vie de scientifique dans son petit apothicairerie à Paris où il espère découvrir ce qui se cache au fond de la matière.

Mais un jour de janvier une chose étonnante le bouleverse dans ses certitudes : au cœur même de sa maison, une chambre semble se révéler à sa perception, une chambre vide, une chambre qu’il n’avait jamais remarquée mais qui, pourtant, a toujours existé, une chambre qu’il avait oubliée. Le fait est d’autant plus remarquable que ses employés, tout comme lui, n’ont plus aucun souvenir de cette chambre – alors qu’ils ont tous conscience qu’elle a toujours été là. Comment peut-on oublier une chambre devant laquelle on passe tous les jours ? Comment cette chambre a-t-elle pu rester aussi propre si personne la nettoie jamais ?     Lire la suite

Katarina Mazetti – Le mec de la tombe d’à côté

Titre original : Grabben i graven bredvid

Mon appréciation : 6,5/10

Sympa.

C’est une petite histoire sentimentale, légèrement plus profonde qu’un « roman sentimental » classique.

C’est un roman agréable, qui se lit de façon fluide en un ou deux jours. Une histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose et qui ne parviennent pas à trouver le chemin l’un vers l’autre.

L’intrigue

Désirée est une jeune femme trentenaire qui a perdu son mari, mort dans un accident. Bibliothécaire, elle se rend fréquemment sur la tombe de son défunt époux, moins par tristesse que par incompréhension. Et elle s’assoit alors sur un banc à fixer la pierre tombale sobre choisi par le disparu lui-même.

C’est ici qu’elle croise e mec de la tombe d’à côté, Benny, qui vient fleurir la tombe de ses parents. Une tombe décorée à outrance, avec stèle, statuettes, tous les chichis possibles.

Benny est un agriculteur qui vient de perdre sa mère. Depuis qu’elle l’a quitté, il doit exploiter tout seul sa ferme, ce qui est très difficile, et sa maison s’en ressent. Plus de chaleur, plus de vie, plus de draps propres. Il travaille toute la journée et lentement il s’aperçoit qu’à trente-six ans il n’a plus le succès facile qu’il avait en étant jeune, qu’il est devenu un plouc venu de la campagne qui n’attire plus les filles.

Désirée et Benny ne se seraient jamais croisés dans la vie quotidienne, ils ne partagent rien. Là où Benny préfère regarder le sport à la télévision tandis que sa petite femme lui prépare un petit plat, Désirée lit un livre et argumente sur la dernière mise en scène d’un opéra.  Lire la suite